La République Dominicaine et Haïti plus proches que jamais
Le tremblement de terre du 12 janvier a considérablement rapproché les deux voisins. Dès le début, le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-Moon avait souligné la solidarité spontanée de la Rep. Dom. vis-à-vis du pays éploré.
La réaction a été immédiate, et, il est important de souligner que Leonel Fernandez a été le premier et unique président dominicain à visiter Haïti et à s’intéresser à ses habitants.
L’aide humanitaire sous forme de médicaments, de médecins, de nourriture, d’eau, de matériels et d’équipements lourds s’est mise en place dès les premières heures. Les hôpitaux frontaliers ont ouvert leurs portes aux victimes tandis que les dominicains ouvraient leurs bras à leurs frères meurtris.
Un bon exemple de cette incroyable mobilisation est l’activité fébrile, chaque jour dès 4h du matin de ce que l’on appelle les « Comedores Economicos del Estado ». Dès le lendemain du drame, Ramon Jimenez, le sous-directeur mis 10 cuisines mobiles à la disposition du peuple haïtien à Port aux princes et 7 autres à Jimani. Chacun de ces points pouvant fournir quotidiennement entre 10 000 et 15 000 plats de nourriture transportés dans les campements où se sont réfugiés les rescapés. Sur une photo, un groupe de haïtiens tient une pancarte sur laquelle on peut lire « Merci beaucoup monsieur le président Leonel Fernandez et tout le peuple dominicain ».
Certes, le problème frontalier est toujours d’actualité entre les deux pays. Sans avoir de chiffres précis, il serait question de plus d’un million d’haïtiens résidant et travaillant en Rep. Dom., la majorité en situation irrégulière. Mais, si cet état de fait, tant qu’il ne sera pas réglé de façon définitive engendrera toujours des tensions entre les deux peuples, les dominicains sont su montrer à leurs frères qu’en cas d’urgence, ils pouvaient comper sur eux.
Doris Ruhl (El Caribe) . (24/01/10)